Kaiji : le meilleur manga sur les jeux de hasard

Kaiji est certainement le plus célèbre des mangas ayant été écrits sur les jeux de hasard et le casino. C’est à Nobuyuki Fukumoto que l’on doit cette histoire qui prend forme sur fond de chômage et de récession économique. Kaiji est venu à Tokyo après ses études pour travailler, mais il ne trouve pas d’emploi fixe, alors il commence à sombrer dans la dépression et vit de petits larcins. Le plus souvent, il est seul dans sa chambre et il fait des paris sportifs pour avoir un peu d’argent. Il mène cette vie difficile dans des conditions minables durant trois ans.

Un jour, Endou lui rend visite, il lui réclame une grosse somme d’argent, un montant correspondant à une dette d’un ami pour lequel il s’était négligemment porté caution. Il a le choix entre travailler durant 10 ans pour le rembourser ou embarquer sur le bateau-casino, l’Espoir, durant une nuit. C’est sur ce bateau que commence l’aventure. Le lecteur plonge alors dans le monde du jeu et son déroulement. La description de jeux simples au départ est absolument très réussie avec notamment une dimension psychologique et stratégique importante. Le lecteur plonge dans un monde impitoyable et froid, mais malgré tout porteur d’un message. Le suspens est bien présent tout comme la tension qui règne entre les joueurs. On retrouve également le thème de la solidité mentale nécessaire pour tenter de gagner ces jeux et chère au Japonais. C’est d’ailleurs certainement tout l’aspect psychologique et la description de phénomènes tels que le déclassement induite par la crise profonde qui en a fait son succès. Pas d’hypocrisie, le monde immoral est décrit avec des mots crus sans bons sentiments, mais également sans jugement.

Il finira par gagner in extremis et remporte une grosse somme d’argent. Toutes ces péripéties auraient pu lui servir de leçon, mais il recommencera à jouer, car il devient accro à la drogue et a de plus en plus besoin d’argent. De rebondissement en rebondissement et de jeu en jeu, on découvre l’univers du jeu tel que le Japon peut le concevoir.

Le héros ou plutôt l’anti-héros est un naïf qui croit encore en l’humanité et qui va se faire avoir à de nombreuses reprises. De ces échecs il apprend beaucoup et essaye de se relever à chaque fois. Les aventures de Kaiji s’étendent sur 5 séries écrites et elles seront reprises dans un animé du même nom qui se déroule en 2 saisons. A noter que beaucoup de références à ce manga sont reprises par le site Kelbet et sa section code promo.Les nombreux tomes sont divisés en cinq catégories, Tobaku Mokushiroku Kaiji, Tobaku Hakairoku Kaiji, Tobaku Datenroku Kaiji, Tobaku Datenroku Kaiji Kazuya-Hen et Tobaku Datenroku Kaiji one poker-hen. Chaque catégorie comprend plus de dix livres.

L’animé met en valeur le caractère psychologique de ces histoires et des aventures de Kaiji. Dans la première demi-heure de l’animé, le désespoir du héros est palpable. Si sa situation est déjà difficile, c’est ce sentiment qui l’entrainera dans une situation encore plus compliquée. Il est très facile de s’identifier à Kaiji en proie aux doutes permanents et à des choix finalement pas tellement différents que ceux que doivent faire les gens dans la vie. Les comportements humains y sont parfaitement décrits et du coup le spectateur peut difficilement rester indifférent. Cupidité, naïveté et cruauté y sont très présentes. C’est le suspens permanent qui garde en haleine celui qui regarde cet animé remarquable. Le thème du jeu est très bien évoqué dans cette série tout comme dans les mangas et vu sous toutes ses facettes.

Outre Kaiji, le manga comme la série télévisuelle mettent en scène outre Kaiji, héros principal, Hyōdō Kazutaka, un richissime président d’une société en conseil financier et sponsor de jeux de hasard, Endō Yuuji, l’usurier poursuivant Kaiji et l’entrainant dans l’univers du jeu ainsi que Yukio Tonegawa, cadre puissant et animateur des jeux qui se déroulent sur le casino flottant l’Espoir.

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